300 personnes pour défendre l’hôpital de Pont-L’Abbé

Hôtel-Dieu. « Ce n’est pas la fin du combat »

Près de 300 personnes ont répondu à l’appel du Comité de défense des urgences, Smur et services afférents de l’Hôtel-Dieu, samedi 8 juin 2013, place Gambetta.

Le rassemblement aura duré à peine une petite heure, hier, place Gambetta. Environ 300 personnes ont répondu à l’appel du Comité de défense des urgences, Smur et services afférents de l’Hôtel-Dieu, pour demander le maintien des actes opératoires à Pont-l’Abbé dont le transfert est prévu à Quimper en 2014. Assez peu d’élus du Pays bigouden ont répondu à l’invitation et encore moins avec l’écharpe tricolore comme on leur avait demandé. CGT et Front de gauche, en revanche, avaient sorti les banderoles. Joël Touzé a pris la parole pour le comité, rappelant que les bénévoles ont rassemblé 10.330 signatures de pétition.

« 2014, c’est demain »

« Il est important que nous soyons le plus nombreux possible », a-t-il souligné. Après avoir résumé l’historique du comité créé il y a cinq ans pour la défense des urgences et du Smur 24 h/24 et sept jours sur sept, il est revenu sur « les services afférents », aujourd’hui défendus. « Dans le plan de redressement de l’Hôtel-Dieu, il est prévu le transfert des actes opératoires à Quimper en 2014, le développement de la gériatrie et des services de médecine. Ces décisions ont été prises sans aucune concertation avec la population », a-t-il martelé, avant de s’en prendre à l’Agence régionale de santé (ARS). Lui refusant une audience, celle-ci a répondu au comité qu’il était « judicieux de lui épargner le déplacement à Rennes ».

Pour l’abrogation de la loi Bachelot

« Quel mépris, quel sens de la démocratie ! », a-t-il commenté, tout en ajoutant que « cette demande sera réitérée dans les prochains jours ». Et de conclure : « 2014, c’est demain ». Véronique Blanchet, adjointe chargée des affaires scolaires et de l’enfance de Pont-l’Abbé, élue communiste, a été la seule élue à prendre la parole. Elle a dénoncé « une logique financière » et déclaré que « le Front de gauche est la seule force politique à lutter pour l’abrogation de la loi Bachelot "hôpital, santé, territoire" ». « Le Parti ouvrier indépendant aussi », a corrigé une personne membre du comité. Le rassemblement d’hier, « ce n’est pas la fin du combat », a conclu Joël Touzé.

Catherine Merrer

9 juin 2013 - Source : Le Télégramme.

Publié le 11 juin 2013
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