AG du Comité de défense de l’hôpital de Concarneau

Près de cinq ans après sa création, suite à l’annonce de la fermeture des urgences de nuit, le comité de défense de l’hôpital reste mobilisé. Lundi, son assemblée générale a réuni une cinquantaine de personnes. Urgences 24 h/24 et scanner restent les priorités.

« Il faut dire les choses : ce à quoi nous assistons est un scandale, C’est une véritable atteinte à la dignité humaine », s’emporte l’ancien adjoint Claude Drouglazet. « Les urgences de nuit sont-elles une nécessité vitale ou la simple revendication d’un vieux village gaulois ? La première réponse me semble évidente », ajoute Claude Juillière, militant de la première heure.

Toujours les mêmes buts

Lundi soir, au Centre des arts, le ton de l’assemblée générale du comité de défense de l’hôpital du Porzou était résolument combatif. Comme si la proximité du cinquième anniversaire de la fermeture des urgences de nuit, et le début de la contestation à travers la naissance de l’association, étaient de nature à remobiliser les troupes. Déterminés, la cinquantaine de participants à la réunion n’ont pas eu de mal à fixer les orientations pour l’année 2013. Elles sont les mêmes que l’an passé, à savoir la réouverture sur toute l’année des urgences la nuit, les horaires étant aujourd’hui de 9 h à 19 h, et l’obtention d’un scanner. « Il s’agit de construire un vrai projet pour l’hôpital de Concarneau, de défendre une mission de service public et de sortir d’une santé à plusieurs vitesses », résumeront Marcel Tilly et Marianne Jan, deux des membres du bureau. Si les revendications sont largement partagées, le débat se porte plutôt sur les modes d’action. Pétitions, interventions auprès des autorités, manifestations, informations... Depuis 2008, le comité a multiplié les formules pour alerter la population. « Nous avons connu des succès mais aussi quelques échecs, reconnaissons-le : à présent, alors que nous approchons des cinq ans de la fermeture, il faut savoir quoi faire pour que cela bouge enfin », lance Yvon Guillou, autre porte-parole.

Le rôle des élus

Il a été décidé de maintenir la pression sur les autorités : une délégation mandatée par l’assemblée générale ira à la rencontre du directeur territorial de l’ARS (Agence régionale de santé) et du directeur du Chic (Centre hospitalier intercommunal de Cornouaille). Celui-ci doit notamment déposer un nouveau dossier. « Si les réponses sont négatives, nous lancerons au printemps un appel à la mobilisation », affirme Jean-Paul Sénéchal, autre membre du bureau, auteur en début de réunion d’une présentation du tissu hospitalier en Cornouaille, « qui sera méconnaissable dans quelques années ». Plusieurs élus étaient présents lundi, tels Christian Colimard ou Gaël Le Meur, celle-ci indiquant « partager le combat sur le scanner, qui serait rapidement amorti » et rappelant l’engagement de François Hollande d’un accès à un service d’urgences à moins de trente minutes sur tout le territoire. Les élus, et notamment les maires du pays de Concarneau, vont être sollicités par le comité. L’idée est d’en faire les cosignataires des différentes démarches. Pour Marcel Tilly, « de cette façon nous verrons qui signe, qui ne signe pas ». Une façon aussi de replacer le dossier de l’hôpital dans le débat des prochaines élections municipales.

Rodolphe Pochet. Source : Le Télégramme. 13 mars 2013


Source : Ouest-France. 13 mars 2013.

Publié le 15 mars 2013
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