Au CHPM de Morlaix : STOP, tous en grève le 8 novembre.

Au CHPM et dans tous les établissements de santé de France et de Navarre, les mesures d’austérité et d’économie se multiplient et les conditions de travail se dégradent d’année en année : manque d’effectifs et de remplacements des absences, surcharge de travail, pénibilité accrue, pressions psychiques, burn out en série, pressions managériales, rappel incessant sur les congés, suppressions de postes et de lits.

En 2017 cela ne va pas s’arranger, la direction du CHPM envisage deux scénarios concernant la mobilité de l’ensemble du personnel soignants. Deux hypothèses ont été présentés. La mise en œuvre d’une durée limité imposée à tous les personnels de nuit ou la mise en place d’équipe jour/nuit.

C’est de pire en pire, il est temps de dire non et de se mobiliser pour s’opposer à ces mesures d’austérités et défendre ainsi dans le même élan le droit à l’accès aux soins pour toutes et tous et les conditions de travail comme les droits des agents.

Les deux lois hospitalières des dernières années, la Loi HPST et le Loi Santé avec la mise en place des GHT, n’ont qu’un seul objectif : faire des économies et détruire le système public de santé. Regroupements d’établissements, fermetures de lits et de services, remise en cause des RTT, remise à plat des acquis locaux en les tirant vers le bas.

Le dispositif PPCR (Parcours Professionnel Carrière et rémunération) en cours est une véritable arnaque sur nos salaires déjà bien en deçà des besoins. Il ralentit et rallonge les déroulements de carrières. Il pénalise les plus bas salaires, les contractuels et les agents de catégorie C étant les premier-èr(es) impacté(es). Les pensions de retraite n’en seront que plus misérables.

Les budgets de ces dernières années, en application des 3,5 milliards d’euros d’économie du pacte de responsabilités ont profondément mis à mal les établissements de santé. Le Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale (PLFSS) n’est pas en reste et annonce pour 2017 prés de 4 milliards d’euros d’économie au détriment du dispositif de soins publics et des agents qui y travaillent.

Nos revendications :

 Augmentation des salaires,

 Arrêt des rappels à domicile, remplacement de toutes les absences,

 Non à la ponction de 300 millions d’euros sur les fonds de formation de
l’ANFH,

 Abrogation des lois HPST et Santé,

 Arrêt des fermetures de lits et des suppressions de postes,

 Octroi des moyens budgétaires permettant aux établissements d’assurer leurs missions de service public, d’embaucher,

Ras le bol des repos et congés annulés reportés,
Ras le bol du manque de matériel,
Ras le bol de faire manger les patients en 5 minutes,
Ras le bol de faire les soins sans parler aux patients faute de temps,
Ras le bol des menaces de sanctions disciplinaires,
Ras le bol des burn out,
Ras le bol de faire + avec -,
Ras le bol des suppressions de poste,
Ras le bol des salaires dérisoires,
Ras le bol des RTT qui sautent.

Le 8 novembre 2016.
Débrayage de 14H30 16H00.
Devant le bâtiment administratif.

Publié le 2 novembre 2016
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