CH Cornouaille : décidément, tout va mal. On va tous dans le mur et en plus le chauffeur accélère !

Depuis la mise en place du regroupement des hôpitaux de Quimper, Douarnenez, Pont-L’Abbé, Concarneau et du Centre de Saint-Yvi, rien ne va plus. Le regroupement de la chirurgie sur Quimper quelques mois après la maternité, en même temps que la stérilisation, que la réorganisation des laboratoires, ça fait plus que beaucoup en même temps. Les réorganisations ont été faites dans la précipitation, sans réelle concertation des équipes. Demain, ce sont les moyens séjours et la rééducation qui partent à Concarneau. Ça va tellement vite qu’ils avaient oublié de refaire la radiologie de Concarneau pour accueillir ces nouveaux services. Ils viennent de s’en apercevoir !
Dans de nombreux services, ce sont les personnels qui paient les pots cassés de ces réorganisations sans moyens. Voici quelques illustrations :

En stérilisation centrale : augmentation considérable des heures supplémentaires. Au lieu de finir à 22h, certaines collègues se sont vues quitter le service à 1h du matin. Du matériel a pourtant été prévu pour faire face au regroupement des différentes stérilisations, ais le per-sonnel est en nombre très insuffisant. Sans compter les navettes entre les hôpitaux pour livrer tout ce matériel.

En chirurgie UTCT, le service est passé de 24 à 35 lits le 6 janvier avec une montée en charge dès le 2ème jour. Le taux d’occupation est de 98% avec un turn-over important 7 jours sur 7 et cela avec un effectif à la baisse le week-end concernant les aides-soignants. Quand le syndicat évoque le fait que le travail est le même tous les jours, dimanche compris, la direction nous répond qu’elle fera un audit. Ah ah ! L’équipe de nuit rencontre aussi des difficultés : sorties tardives du bloc, de nombreuses entrées la nuit, l’IDE qui se trouve dans la nouvelle extension travaille seule.

En cardiologie, l’ouverture de la cardiologie de semaine a commencé le 7 février. Devant l’intervention des syndicats, le directeur nous avait promis de reporter l’ouverture après un avis négatif de l’ensemble des syndicats. Le lendemain de cette promesse, les syndicats étaient convoqués pour s’entendre dire que la direction passait outre les promesses faites et ouvrait le service avec du personnel en moins le week-end.

Cette ouverture nous semble prématurée et très mal organisée avec en prime le risque de bloquer les urgences parce que des lits d’hospitalisation classique ont été transformés en lits de semaine.

Les EHPAD : avec la hausse des niveaux de dépendances et des polypathologies, les personnels sont de moins en moins dans le soin et de plus en plus dans la tâche. Le personnel a du mal à répondre aux attentes des familles ce qui entraine du stress, de la frustration et des situations parfois conflictuelles. Ces conditions de travail sont une source d’absentéisme élevé. Par manque de moyens de remplacement, les personnels sont souvent très rappelés sur leur temps de repos.

Bref, ce ne sont que quelques exemples. Mais ça craque de partout au CHIC.

A chaque restructuration devons-nous nous attendre à des réductions de personnel. Une baisse d’effectif est-elle le prix à payer pour toutes nouvelles réorganisations ???????????

Cette situation ne peut plus durer ainsi. De plus en plus de collègues nous contactent parce que les conditions de travail deviennent infernales. C’est pour cela que nous avons déposé un préavis de débrayage pour les personnels de chirurgie UTCT.

Nous vous invitons à venir les soutenir, dans le hall de l’hôpital à partir de 14H30 au-jourd’hui jeudi 13 février et à témoigner des difficultés dans vos services.

Si la direction persiste à imposer autant de changements à une telle vitesse qui en devient de la précipitation, nous appellerons à d’autres actions.

Publié le 13 février 2014
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