CH de Cornouaille. Les discussions s’annoncent tendues sur de sévères économies

Un déficit qui se creuse, une activité qui a ralenti l’an passé, une pression budgétaire qui s’accroît : l’hôpital va connaître des années d’austérité. Hier la CGT et Sud Santé ont préparé le personnel à des négociations qui s’annoncent compliquées.

Une centaine d’employés de l’hôpital se sont réunis hier après-midi pour une heure d’information syndicale. Une première mobilisation qui en annonce d’autres pour la CGT et Sud Santé. « Tous les hôpitaux vivent des situations de crise, ont souligné Jean-Paul Sénéchal et Karine Gloanec. L’objectif national des dépenses de l’Assurance-maladie prévoit une baisse de 2,1 % cette année, 2 % en 2016, 1,9 % en 2017. Les déficits vont s’aggraver. De nombreux hôpitaux ont pris des mesures d’économie. Les jours de RTT, les primes des contractuels sont attaquées à Brest, Carhaix, Quimperlé ». « Pour l’instant, ce n’est pas le cas au Chic », reconnaissent les syndicalistes qui savent que cela ne va pas durer. « Le déficit du budget à Quimper est aussi lié à une baisse des activités, continue Jean-Paul Sénéchal. Il y a eu moins d’accouchements en 2014, une baisse d’activité en été et début d’automne ». « Pour répondre à cette situation, la direction parle d’un ralentissement dans la progression des carrières » continuent-ils. Ils prennent l’exemple d’une infirmière qui, en fin de carrière avec la nouvelle formule, verrait sa retraite amputée de 120 € par mois. Dans l’immédiat, les négociations restent ouvertes avec la direction. « Mais si on agresse les salariés, ils partiront sur le pied de guerre, annonce Jean-Paul Sénéchal. La pression de l’Agence régionale de santé sur les hôpitaux est tellement forte qu’ils doivent racler partout ».

« Éviter des mesures imposées »

Interrogé, le directeur du Chic confirme la situation. « Elle n’est pas catastrophique, mais elle se durcit, dit Jean-Roger Pautonnier. Les recettes liées à la tarification de l’Assurance-maladie baissent alors que les charges ont augmenté de 2,38 % en 2014. Nous avions prévu une hausse de l’activité de 4 % en 2014. Elle s’est limitée à 3 %. Ce n’est pas suffisant ». « Si nous avons un déficit trop important, nous serons obligés de passer par un contrat de retour à l’équilibre qui impliquera des mesures salariales imposées, continue le directeur. Je veux l’éviter. Il y a déjà un plan d’économie de 3,6 M€ jusqu’à 2018. Cette année 2015, en plus du million d’euros déjà prévu, je dois faire un nouvel effort d’économie pour récupérer un million supplémentaire, ce qui fera au total 2 M€ en 2015. Au Chic nous allons donc ralentir les avancements de carrière. Cela concernera les personnes en deuxième partie de carrière. Car je double l’avancement pour les plus bas salaires. Et je prévois aussi d’augmenter le nombre de contractuels qui deviendront titulaires. Ces dispositions devraient être en place pour la fin de l’année afin que l’on puisse discuter les contreparties ». Ces premières décisions annoncées ne suffiront pas pour atteindre l’objectif. Le plan global sera annoncé après les réunions prévues d’ici la fin janvier.

16 janvier 2015. Source : Le Télégramme.

Publié le 17 janvier 2015
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