EPSM Gourmelen : nous ne laisserons ni geler des postes, ni voler nos RTT

Nous étions une soixantaine réunis devant le SEDIAC, avec des collègues de Laennec, de Morlaix, de Perharidy, des Genêts d’Or et de l’EPSM Guillaume Régnier.

Après un état des lieux, depuis la dernière Assemblée Générale, les positions n’ont pas bougé…
La Direction reste sur ses constats et ses propositions, voire les modifie car lors du dernier CTE, on nous a présenté un tableau de calcul du temps travaillé par jour en fonction de la suppression de 1 à 6 et non plus 4 RTT (1 RTT en moins = 2 minutes de travail en moins par jour).

Depuis, il faut savoir qu’une nouvelle déplorable de la part de l’ARS est tombée.
Alors que nous sommes déjà en déficit et que nous sollicitons les moyens financiers à hauteur de notre coût réel de fonctionnement, l’ARS de Bretagne a notifié que le taux directeur pour 2013 pour l’ensemble des établissements psychiatriques serait de ZERO %.

L’argument choc de l’ARS est qu’un nouveau critère domine tous les autres : le coût par habitant pour prendre en charge les soins psychiatriques. La Bretagne, avec un coût de 174 € par habitant est largement au dessus de la moyenne nationale et se verrait donc imposer un taux de progression de l’ONDAM (Objectif National des Dépenses d’Assurance Maladie) psychiatrie de … 0% alors que l’Assemblée Nationale a voté une augmentation de l’ONDAM de 2,7 % pour l’ensemble des hôpitaux.
Que la Bretagne soit une des régions où le taux de suicide et d’addiction est un des plus élevés de France importe assez peu dans l’affaire.

Pourquoi cette différence ? ? ? ? ? Mécaniquement ce sont donc tous les EPSM de Bretagne qui verront leur déficit s’aggraver et se créer.

Si nous cédons aujourd’hui, demain cela sera pire…

Aujourd’hui les économies sont cherchées sur les postes ou sur les RTT. Et demain, pourquoi pas sur nos avancements d’échelon, voire sur les primes de service…

M. Bourdon (directeur de la DTARS) n’ayant pas souhaité nous recevoir ce jour, l’Assemblée Générale a donc décidé de rester sur place pour discuter des modalités suivantes :

• Tant que la direction de Gourmelen ne change pas d’attitude et de propositions, nous serons présents aux moments décisifs.
• Manifestation devant l’ARS de Rennes fin mai ou début juin.
• Riposte unitaire de toutes les organisations professionnelles ou syndicales qui souhaitent agir contre la marchandisation de la santé et du social le 15 juin à Paris.
• Organisation d’un temps de rencontre et de réflexion ouvert à toutes et tous pour échanger sur notre éthique de travail au service du public, et faire des propositions d’actions autour d’un pique-nique tous les mardis à partir de 12h30 devant le SEDIAC.

En cas de pluie, nous nous retrouvons dans les locaux syndicaux.

Compte-rendu paru dans Le Télégramme du 8 mai 2013 :

Hôpital Gourmelen. Le personnel reste mobilisé. Statu quo à l’hôpital Gourmelen.

Une partie du personnel conteste toujours le plan d’économie de la direction. Malgré les manifestations, la CGT et Sud n’ont pas obtenu de réponses à leurs demandes. Ils étaient une cinquantaine, rassemblés hier après-midi devant les bâtiments de l’hôpital Gourmelen. « C’est une piqûre de rappel pour que la mobilisation ne retombe pas », admet Yannick Milin (CGT).

Début avril, une centaine d’employés de l’EPSM avait manifesté dans les rues de Quimper pour dénoncer la suppression de jours RTT et de postes afin de rétablir le déficit du budget.

Puis le 19 avril, le personnel en colère avait interrompu la réunion du conseil de surveillance. Depuis, aucune date de nouvelle réunion n’a été annoncée. « Une nouvelle déplorable est tombée de l’Agence régionale de santé, a expliqué une déléguée de Sud. Alors que nous sommes déjà en déficit et que nous sollicitons les moyens financiers à hauteur de notre coût réel de fonctionnement, l’ARS de Bretagne a annoncé que le taux directeur pour 2013 pour l’ensemble des établissements psychiatriques serait de 0 % ». « L’argument choc est qu’un nouveau critère domine tous les autres : la consommation d’euros par habitant pour la prise en charge des soins psychiatriques. La Bretagne est largement au-dessus de la moyenne nationale. Que ce soit une des régions où le taux de suicides et d’addiction est un des plus élevés de France importe assez peu. Si nous cédons aujourd’hui, demain cela sera pire ».

Le personnel n’est-il pas résigné ? « Il se bat aussi pour la qualité des soins, répond Marc Guilloux (Sud). Si on n’est pas bien dans son travail, il n’y aura pas de soins de qualité ». Ludovic, un usager s’approche. Il se présente comme porte-parole des usagers. « Je suis contre la suppression des postes. Nous sommes très attachés à l’accueil ici. Plus il y a de personnel, plus il y a de projets, d’investissement pour les patients. Déjà on sent une diminution de la prise en charge. C’est dur car parfois on ne sait plus à qui se référer ».

Une journée de mobilisation nationale est annoncée pour le 15 juin prochain à Paris à l’appel du collectif « Notre santé en danger ».

Publié le 8 mai 2013
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