CHRU Brest. Blocs opératoires. Une cinquantaine de grévistes pointent les difficultés

Une cinquantaine de grévistes travaillant dans les blocs opératoires de La Cavale-Blanche étaient rassemblés, hier matin, à l’entrée de Morvan pour protester contre une réorganisation des blocs qui va affecter les conditions de travail.

Une nouvelle fois, hier, les personnels des blocs opératoires de l’hôpital de La Cavale-Blanche ont tenté de faire entendre leurs inquiétudes au directeur général du CHRU, Philippe El Saïr. Les grévistes étaient venus jusqu’à l’hôpital Morvan, siège de la direction.

Pas d’outils d’organisation

La manifestation à l’appel de la CFDT, de la CGT et de Sud a rejoint les bureaux du bâtiment 3 et le directeur général a accepté de les recevoir, sans la presse. Durant plus d’une heure, ils ont échangé sur les difficultés d’organisation soulevées par les personnels. La direction a fini par proposer une réunion en petits groupes en fonction des secteurs des blocs concernés pour régler les dysfonctionnements pointés par les syndicats, alors que la mise en place de la nouvelle organisation était prévue ce lundi. Pour la CFDT, les garanties d’un bon fonctionnement ne sont pas mises en place : « Il n’y a pas d’outils ni d’organisation permettant le respect des horaires de programmation des interventions pour une qualité de prise en charge des patients ». Le syndicat demande aussi le respect des conditions de travail : horaires et temps de repas.

Pas de déjeuner pour certains

« Dans le schéma qui nous a été donné, certains personnels en temps partiel se retrouvent avec plus d’heures que des temps pleins ! Le problème de l’absence de temps de repas est toujours le même pour sept infirmiers anesthésistes (IADE) sur 27 et dix infirmiers de blocs opératoires (Ibode) sur 37. Il n’est pas prévu qu’ils aient le temps de déjeuner pendant leurs huit heures de travail ! », déplore Xavier Arzur, IADE et secrétaire CGT du CHSCT de La Cavale-Blanche, qui évoque un audit coûteux et partiel des blocs. Par ailleurs, le personnel dénonce aussi l’absence de prise en compte, dans les plannings, des temps péri-opératoires. « Il faut du temps pour préparer un bloc et les matériels et prothèses avant une intervention et, dans le schéma actuel, cela n’a pas du tout été pris en compte », dit Stéphane, Ibode.

Réforme inéluctable

« Les modalités d’application ne doivent pas nous faire oublier que cette réforme est nécessaire et inéluctable, a répliqué Philippe El Saïr, qui admet une progression de 3 % de l’activité l’an dernier. Aucun autre CHU ne ferme ses blocs à 16 h, il faut aller jusqu’à 18 h. Et si le projet envisagé dès 2012 a pris du retard, c’est en raison de la création des deux salles de radiologie interventionnelle. Un quart des personnels ne pourra prendre son repas qu’à la fin d’interventions dont on ne connaît pas la durée ». La majorité des grévistes a voté pour une participation aux réunions en petits groupes, faute de pouvoir financièrement soutenir une grève.

Source : Le Télégramme. 28 avril 2015.

Publié le 28 avril 2015
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