CUISINE CENTRALE

Face aux rumeurs concernant la cuisine centrale du CHPM. Nous devons rétablir certaines vérités.

La semaine dernière a eu lieu une inspection inopinée de la DDPP, plusieurs manquements et mauvaises pratiques ont été observés par les inspecteurs :

Mauvaises pratiques et comportement du personnel
Procédures de maîtrise sanitaire dans les services de soins
Défaut de maîtrise des flux de personnel de production
Equipements

Suite à cette visite, la DDPP envisageait de suspendre l’agrément communautaire de la cuisine centrale du CHPM. Quelle incidence ? La cuisine ne pourrait plus livrer les services non attachés au site. De ce fait, la direction a décidé hier soir de proposer à la DDPP, un délai de report d’application au 1 septembre pour réaliser les travaux, a priori ce qui devrait être accepté par la DDPP.

Face à cette situation de crise, la direction a réuni un CHSCT extraordinaire mardi dernier. Le Directeur a tenu des propos durs envers le personnel, tels que c’était du sabotage de la part des agents "et que ça va taper" sur le personnel, dixit le directeur ! Notre syndicat trouve le raccourci un peu simple et trop facile de faire porter la responsabilité au personnel. Ce climat d’incertitude génère légitimement une inquiétude et un mal-être chez les agents.

Les problèmes de la cuisine centrale ne datent pas d’aujourd’hui, à l’époque du projet de la construction, la seule préoccupation de la direction était le côté esthétique (le paquebot) et non de l’architecture du bâtiment afin qu’il soit adapté à l’activité d’une cuisine. De plus, la direction a tangué pendant plusieurs mois, voir des années pour prendre en considération l’étendue des travaux à réaliser.

Alors, oui la cuisine centrale et les services de soins sont aujourd’hui dans l’œil du cyclone, la faute à qui ? Posons-nous les bonnes questions ! Les pratiques ne sont pas bonnes, sûrement, mais à la marge ! Parlons du matériel, de l’architecture du bâtiment, des vestiaires pas adaptés, des tenues pas suffisantes, des bureaux d’encadrement mal placé, des circulations propres et sales impossibles à tenir, l’accès à des personnes étrangères par certains couloirs, des problèmes d’égouts, de la présence de la listéria.
Et concernant les unités de soins, que dire de l’absence de salle de pause dans les services !

Le métier est devenu très technique, ils ont le devoir de préserver la salubrité des aliments, de manière à réduire les risques en matière de sécurité alimentaire pour les agents et les patients, en utilisant des techniques de conservation, de préparation des aliments sains, de nettoyage et de désinfection des ustensiles et des plans de travail appropriées … Assurer une protection collective et individuelle au personnel, confronté à des risques liés au process de fabrication des repas et aux lieux de travail (fours, tables de cuisson, chambres froides, outils tranchants, fumées de cuisson, sols glissants …). La direction a le devoir de donner les moyens nécessaires afin que les agents puissent appliquer les bonnes pratiques.

A ce jour, il n’y a aucune incidence sur l’emploi au CHPM, contractuel ou titulaire. Pas de réorganisation prévu, et si tel était le cas, la direction aurait l’obligation de consulter le CTE.

tractcuisinecantrale2014.doc Word - 143.5 ko
Publié le 29 mai 2014
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