Ch de Cornouaille. Sud Santé craint la centralisation

Certaines thématiques du futur projet d’établissement du Centre hospitalier de Cornouaille font notamment craindre au syndicat Sud Santé la centralisation de certains services à Quimper ou Concarneau.

Le projet d’établissement du centre hospitalier intercommunal de Cornouaille pour 2011-2015 est actuellement en cours de discussion. Si la direction de l’hôpital indique n’en être « qu’au stade du débat interne » et que « rien n’est acté », le syndicat Sud Santé, qui n’a pas souhaité intégrer le comité de pilotage, ne cache pas ses inquiétudes sur un certain nombre de thématiques retenues. Et leur impact sur les patients et les personnels. Il craint notamment la centralisation, à Concarneau, des soins de moyen séjour et de rééducation, quand la direction de l’hôpital lui oppose « une discussion menée sur le développement de filières d’excellence territoriales, en complémentarité sur les deux sites ».

Maisons de retraite : trouver des partenaires

Face aux nécessaires travaux à mener dans les structures accueillant des personnes âgées, et l’investissement massif qu’ils induisent, Sud Santé estime que « l’hypothèse la plus vraisemblable est que l’hôpital veut se désengager de leur gestion sur le site du Porzou et rassembler les personnes en soins longue durée à Quimper ». La direction répond « discuter de la recherche de partenaires pour le financement de ces travaux ». Et « n’envisage pas d’abandonner la gestion de ces structures de proximité ».

Gérer les consultations non programmées

Sud Santé s’inquiète également des projets de « télé interprétation de l’imagerie médicale à Quimper, d’un service de biologie centralisé, d’un service d’addictologie au Porzou... ». « Si on concentre tout, on éloigne les patients, pensionnaires et familles du lieu de vie qu’est l’hôpital. Sans compter l’impact sur le personnel », explique Jean-Paul Sénéchal, secrétaire de Sud Santé. Enfin, pour le syndicat, la réflexion à l’ordre du jour du projet d’établissement sur « la gestion centralisée des flux d’urgence » et « les admissions non programmées » signifie notamment « la centralisation à Quimper des services d’urgences du Finistère-Sud ». « Nous n’avons pas le projet de fermer les urgences, répond Yannick Heulot, directeur général adjoint du centre hospitalier. Mais à Quimper, nous devons faire face à une hausse massive des patients aux urgences. Nous devons trouver les moyens de gérer ces consultations non programmées ». Après discussion, les premières orientations de ce projet d’établissement seront présentées en décembre. Sud Santé se donne « deux mois pour décider de nos moyens d’action ».

Claire Marion

22 septembre 2010 - Source : Le Télégramme -

Publié le 22 septembre 2010
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