Clinique de la baie. Sud Santé réclame une hausse salariale

Des négociations salariales sont actuellement en cours au centre médico chirurgical. Le syndicat dénonce des situations de salariés particulièrement difficiles.

Dans le cadre des négociations salariales, qui se tiennent actuellement au centre médico chirurgical (CMC) de la baie de Morlaix (110 emplois), le syndicat Sud Santé réclame vainement une augmentation des salaires.

« Vivre correctement de notre métier »

Le syndicat estime que « les salaires des agents de service et aides-soignants (1.150 EUR par mois la première année) et des infirmiers (1.530 EUR) du CMC est inférieur à ceux de l’hôpital public ». « Quand nous voyons des salariés, qui n’arrivent pas à joindre les deux bouts, c’est tout simplement révoltant, s’indigne Kevin Potard, délégué Sud Santé. Certains d’entre-nous sont dans l’obligation d’avoir un deuxième emploi pour boucler leur fin de mois. D’autres se font aider par des organismes sociaux ou vont chercher des colis alimentaires ». « Les patients sont bien soignés, mais le personnel n’est pas rémunéré à la hauteur de la qualité des soins qu’il apporte », déplore Kevin Potard. « On aimerait pouvoir vivre correctement de notre métier », insiste le délégué syndical qui souhaite que la direction « accepte une augmentation des salaires, une hausse qui soit convenable et raisonnable ». « Qu’on arrête de comparer le privé et le public », proteste Éric Perrot, directeur du CMC, car si l’on compare, il faut tout comparer:les subventions que les hôpitaux reçoivent, les taux de charges... (...). L’hospitalisation privée n’est pas considérée de la même façon par le ministère ». Le directeur tient à préciser que les salaires de son personnel « sont au-dessus de la convention collective ». Il rappelle aussi qu’en 2008, plus de 300.000 EUR supplémentaires ont été injectés dans la masse salariale pour revaloriser les salaires. « Les infirmiers ont ainsi été augmentés de 12%, les aides-soignants de 7% et les agents de service de 5% », indique Éric Perrot. La direction évoque également « les effets de la crise » et « les tarifs de l’hospitalisation privée qui ont baissé pour la quatrième année consécutive ».

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Patrick Omont, secrétaire du comité d’entreprise du CMC de la baie, Kevin Potard, délégué Sud Santé, et Francis Landouar, délégué 29 Sud Santé.

« Je ne peux donner de l’argent que je n’ai pas »

« 40% des établissements privés de santé perdent de l’argent. Nous, on devrait rester positif, mais un résultat positif qui tend à l’équilibre », annonce Éric Perrot, qui conclut : « Je peux comprendre la difficulté que connaissent certains salariés, mais je ne peux donner de l’argent que je n’ai pas ». Quant à Sud Santé, il envisage de mener des « actions afin d’alerter le public et les actionnaires sur la faiblesse des salaires ». Des actions dont le syndicat ne souhaite pas, pour l’instant, dévoiler la teneur.

- Source : Le Télégramme - 11 novembre 2011.

Publié le 11 novembre 2011
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