Concarneau. Scanner. « Arguments pas entendable »

Le comité de défense de l’hôpital a eu confirmation par l’Agence régionale de santé que Concarneau n’aurait pas de scanner. L’argumentation avancée ne tient pas, selon l’association, qui veut mobiliser sur la question.

Le comité de défense de l’hôpital attend de la population qu’elle adhère à l’association pour pouvoir peser sur la décision de l’ARS. L’été dernier, environ 80 adhésions supplémentaires ont été enregistrées lors des informations menées sur le marché.
Depuis mars, le comité de défense de l’hôpital attendait une rencontre avec l’Agence régionale de santé (ARS) pour évoquer l’attribution d’un scanner au site de Concarneau.

« Pas assez de médecins »

« La réponse, on l’a eue lors d’une rencontre avec M. Bourdon, le délé- gué départemental de l’ARS, elle est très simple : il n’y en aura pas ! », s’emporte Yvon Guillou. Ce refus d’équiper le centre hospitalier du Porzou, l’association s’y atten- dait. En novembre 2013, le député Gilbert Le Bris avait dénoncé dans l’Hémicycle la décision du ministère de la Santé d’attribuer un tel équipement à Quimper.

Ce que le comité souhaitait surtout entendre lors de cet entretien avec l’ARS, c’est la raison pour laquelle ce scanner échappe à Concarneau. « On nous a dit – et c’est ce qu’écrit la ministre dans son courrier au député – d’une part qu’il y avait assez de scanners dans le Sud-Finistère, d’autre part qu’il n’y avait pas assez de médecins pour en installer un à Concarneau. Pour nous, ce sont des arguments pas entendables », ajoute Jean-Paul Sénéchal. Lors de cette rencontre, le bénévole du comité a argumenté sur la baisse du coût des scanners (de l’ordre de 500.000 euros, NDLR) et assuré d’un amortissement rapide de l’équipe- ment, « à raison de 3.400 examens annuels concernant la population de Concarneau et de ses environs ».

« Rouvrir les Urgences de nuit »

Jean-Paul Sénéchal a avancé d’autres chiffres : la fréquentation des Urgences de Concarneau. « Elle est en augmentation, pour la première fois depuis la fermeture de nuit, avec 350 passages supplé- mentaires ». Ces données, ajoutées à celles liées au transfert de lits de Saint-Yvi à Concarneau, font dire au comité qu’un scanner « est indispen- sable à la population hospitalisée comme à celle qui ne l’est pas ». Annonçant que « la bataille conti- nue », le comité veut aujourd’hui « mobiliser la population » tant sur le scanner que sur la réouverture des Urgences de nuit.

Le mode d’action sera sans doute défini en concertation avec les adhé- rents, lors de l’assemblée générale, en début d’année prochaine. D’ici là, une réunion publique n’est pas exclue.

Source : Le Télégramme. 15 octobre 2014.

Publié le 15 octobre 2014
Poster un message
modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message
  • Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

titi