Concarneau : Urgences de nuit. Un millier de personnes dans la rue

Un millier de personnes ont participé, hier, à la manifestation pour le maintien des urgences de nuit au Porzou. Dans l’esprit des participants, il ne s’agit en aucun cas d’un baroud d’honneur.Les grandes manifestations se font rares à Concarneau : celle d’hier matin devrait marquer les esprits. À l’appel du comité de défense de l’hôpital, élus de tous bords, membres du personnel et usagers ont répondu massivement présents pour défendre les urgences de nuit, qui doivent fermer le 2 juin.

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« Sommes-nous obligés de subir ? »

Au total, c’est environ un millier de personnes qui se sont réunies au Porzou avant de défiler vers le pont du Moros. Ils ont manifesté dans une ambiance bon enfant, mais avec la conviction partagée que rien n’est joué, malgré la fermeté affichée par la direction du centre hospitalier de Cornouaille. « Sommes-nous dans l’obligation de subir la casse de l’offre de santé publique locale ? Notre mobilisation est la meilleure réponse face à cette démolition », a martelé Jean-Paul Sacré, président de la communauté de communes, lors des prises de parole précédant le départ du cortège. Les propos de Jean-Paul Sénéchal, de Sud-Santé, s’exprimant au nom des personnels hospitaliers, auront été particulièrement remarqués. Il a notamment évoqué les « mensonges » des médecins urgentistes du Centre hospitalier qui, dans un communiqué (notre édition d’hier), ont fait savoir qu’ils approuvaient le projet de la direction. Avant de masquer, derrière l’humour, une préoccupation plus vaste : « Si Concarneau ferme la nuit, il faudra sept, huit voire neuf heures d’attente aux urgences de Quimper ; si on continue, seuls les gens de Neuilly s’en sortiront ! » C’est que, selon lui, « on dépouille tous les établissements » : « Il faut refuser ce plan de casse qui nous met en danger de mort ».

Nouvelle manifestation en centre-ville

Yves Jardin, de la Coordination nationale des comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité, ne dit pas autre chose : « Concarneau n’est qu’un exemple de la destruction sans précédent que connaît le service public de santé. » Des représentants de Carhaix et Pont-l’Abbé étaient présents hier matin. La méthode de la direction a également choqué. André Fidelin comme Jean-Claude Sacré ont parlé de « mépris », en revenant sur son absence lors de la table ronde, organisée mardi. Le maire doit rencontrer, cette semaine, Hamid Siahmed, directeur du centre hospitalier de Cornouaille : « Je lui répéterai combien son initiative est malheureuse. » De son côté, le comité de défense de l’hôpital va mettre sur pied une nouvelle manifestation, cette fois-ci en centre-ville. Marcel Tilly, l’un de ses représentants, résume sa position : « Ne pas accepter, ne pas laisser faire. »

25 mai 2008 - Source : Le Télégramme -

Publié le 25 mai 2008
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