Des urgences 24H sur 24 et le scanner à Concarneau

Après la période électorale, le comité de défense relance le combat pour l’arrivée d’un scanner à l’hôpital du Porzou. Le retour aux urgences 24h sur 24 est son autre priorité. Une pétition va être lancée.

Les membres du comité de défense de l’hôpital de Porzou seront de retour sur le marché le vendredi 20juillet. Ils animeront un stand et feront signer une pétition sur deux thèmes qu’ils jugent indissociables : l’arrivée d’un scanner à Concarneau et un retour à une ouverture du service des urgences 24heures sur 24. Selon Yvon Guillou, l’un des porte-parole du comité, « la question du scanner est centrale ».

Concurrence avec le privé quimpérois ?

« Le service radiologie commence à vieillir : l’arrivée d’un tel équipement s’avère nécessaire, au risque par exemple de ne plus avoir d’examens avancés pré et post-chirurgicaux », précise-t-il. Les rencontres avec Gilbert Le Bris, juste après son élection, et le nouveau président de la commission médicale d’établissement du Chic, Rémy Bernard, encouragent les militants da ns leur mobilisation. Les deux hommes ont dit leur attachement à l’implantation d’un tel outil au Porzou. « L’une des inquiétudes dans ce dossier est que Concarneau est en concurrence avec une clinique privée quimpéroise, or Quimper est déjà équipé : nous devons insister sur l’argument de la santé publiquepour la troisième ville du département », complète Jean-Paul Sénéchal, autre porte-parole. Pour autant, le changement politique est une « source d’espoir » pour les membres du comité. Gilbert Le Bris leur a indiqué qu’il allait peser auprès de la nouvelle ministre de la Santé et le directeur de l’ARS.

« De vraies urgences, sans fioriture »

Les militants rappellent aussi leur vigilance sur la question des urgences. Toujours convaincus qu’un retour à 100% du service est nécessaire et possible, ils surveillent de près le prochain renouvellement des autorisations. « Il existe un risque de voir les médecins urgentistes remplacés par le concept d’accueil de consultations non-programmées, par des généralistes », affirme Jean-Paul Sénéchal. « Or nous voulons de vraies urgences, sans fioriture », s’emporte Marianne Jan, membre du comité. Elle rappelle que durant sa campagne François Hollande avait promis la présence d’un service d’urgence à 30 minutes maximum de tout Français. Comme ses collègues, elle voit dans le retour d’une ligne de SMUR en journée, cet été, la preuve qu’un combat peut payer. L’an passé, en juillet et août, cette ligne terrestre avait été remplacée par l’hélicoptère de la Sécurité civile en journée. Le retour à la formule des années précédentes est perçu comme une victoire.

Rodolphe Pochet

12 juillet 2012 - Source : Le Télégramme -

Publié le 12 juillet 2012
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