Genêts d’or. Entre tension crainte et espoir

Une centaine de salariés des Genêts d’or ont manifesté leur « ras-le-bol », hier à Morlaix, en marge de l’assemblée générale. Où il a été question de retour à la sérénité après la crise qui a secoué l’association.

« C’est vrai, il y a eu un pépin malheureux. Mais le printemps des Genêts d’or est derrière nous. Il faut retrouver de la sérénité et repartir sur de bons rails ». Voilà, en substance, le message délivré, hier, par le conseil d’administration et le directeur général des Genêtsd’or, au cours de l’assemblée générale de l’association spécialisée dans l’accueil, l’intégration et l’accompagnement des personnes en situation de handicap.

« Que la transparence domine l’opacité »

Pour l’heure, l’ensemble des acteurs ne semble pourtant pas disposé à tourner la page après la crise qui a ébranlé les Genêts d’or ces derniers mois, à la suite de la démission de l’ancien président, dont les rapports avec le directeur général s’étaient envenimés. Car hier, à l’appel de la CFDT et de Sud, une bonne centaine de salariés ont manifesté leur mécontentement à l’entrée de la chambre de commerce et d’industrie (CCI) de Morlaix, où avait lieu l’assemblée générale. « On est là pour clamer notre ras-le-bol. Il y a une perte de la qualité de nos prises en charge, de nos conditions de travail et du sens même de nos métiers », a déclaré Pascal Fily, délégué central CFDT, qui a obtenu l’autorisation de s’exprimer en début de réunion. « Nous demandons que les professionnels soient considérés comme la richesse de l’association et pas seulement comme une charge budgétaire. Que la transparence domine l’opacité et que la démocratie soit le maître-mot », a ajouté le syndicaliste.

Les syndicats taxés d’avoir une « vision passéiste »

« Les syndicats se trompent de combat en s’en prenant à l’association. Et vu la situation actuelle, ce mouvement est mal venu », a regretté, de son côté, Michel Daniel, qui assure l’intérim en attendant l’élection, jeudi, d’un nouveau président qui sera très vraisemblablement Jean-Yves Lenormand (Le Télégramme de vendredi). Pointé du doigt, Jean-Pierre Phelippeau a également réagi aux accusations des syndicats en estimant « leur vision passéiste ». « Que les personnels se sentent fatigués et en manque de reconnaissance, je le comprends. Mais c’est la conséquence des financements insuffisants octroyés par les pouvoirs publics. Et dans les années à venir, il faudra faire encore plus sans moyens supplémentaires. Le challenge va être difficile », indique le directeur général, qui prône « une prise en charge différente de l’usager ». Un usager qui, et là au moins tout le monde s’est accordé, doit être au coeur de l’action menée par l’association.

- Source : Le Télégramme - 21 juin 2011

Publié le 21 juin 2011
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