Hôpital. Le comité amer mais pas résigné

Voilà maintenant six ans que le comité de défense de l’hôpital se bat. Ses membres réclament toujours l’ouverture élargie des urgences et l’obtention d’un scanner. De nouvelles pistes d’actions ont été abordées, lundi soir, lors de l’assemblée générale.

Bilan : peu d’avancées. « Nous n’obtenons toujours rien de concret ! Le directeur de l’ARS (Agence régionale de santé) refuse obstinément de nous recevoir ». Six ans après sa création, le comité de défense de l’hôpital a dressé un bilan plutôt sombre, lundi soir, au Cac, lors de l’assemblée générale. Mais l’association n’entend pas désarmer, bien au contraire. Les orientations pour l’année 2014 sont les mêmes que l’an passé, à savoir la réouverture sur toute l’année des urgences la nuit, les horaires étant aujourd’hui de 9 h à 19 h, et l’obtention d’un scanner. « Nous ne sommes pas une bande d’illuminés mais un groupe qui répond aux préoccupations de la population », a lancé Marianne Jan, militante de la première heure. « Sans notre action, le service des urgences serait déjà totalement fermé ». Le comité vient d’adresser un questionnaire à toutes les têtes de listes aux prochaines élections des communes de CCA qu’ils invitent à se positionner. « Nous programmerons des nouvelles actions après les élections en fonction des réponses obtenues », indique Yvon Guillou, membre du bureau.

Débat autour de l’imagerie. Dans le prolongement de l’assemblée lundi soir, un débat était proposé dans le cadre du Tour de France pour l’accès aux soins et pour le droit à la santé (25 étapes de décembre à mai). Au menu des discussions : l’imagerie et l’équipement des hôpitaux. Les échanges ont été animés par Jean-Luc Nandas et Rosine Leverrier, membres de la coordination nationale des comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité. « Je comprends votre colère. Vous avez l’impression de vous heurter à un mur. Le directeur de l’ARS est dans un donjon et ne rend des comptes qu’au ministre », a confié Jean-Luc Nandas. « Pour gagner, il faut rassembler le plus largement possible ». Son discours a été bien reçu. « Ils ont su employer un langage simple et concret étayé de nombreux exemples », explique Yvon Guillou. « Ils nous ont apporté des arguments. La voix de ces professionnels est importante ».

Des réactions dans la salle. Les échanges étaient ouverts à tous. Chacun a pu donner son point de vue. Certains aimeraient durcir le ton. « Jusqu’à présent, toutes les actions n’ont rien donné. Ne serait-il pas temps de changer de dynamique ? Il s’agirait d’interpeller autrement l’autorité, c’est-à-dire l’institution ministérielle », a lâché l’élu Christian Colimard. D’autres cherchent des pistes visant à rassembler. « Comment associer plus fidèlement les élus à nos actions ? L’heure est venue d’inventer une coordination plus efficace. Chaque commune pourrait déléguer un élu qui serait proche du dossier », a proposé un membre de l’assemblée. Marie Le Meur, conseillère municipale, souhaite donner des priorités à l’action. « Le plus important pour le moment, c’est d’obtenir l’élargissement des horaires d’ouvertures des urgences ».

Le bureau s’étoffe. Un nouveau membre entre dans le bureau : le Tréguncois Yves Robin rejoint Marcel Tilly, Yvon Guillou, Jean-Paul Sénéchal, Danielle Coden et Marianne Jan. Ces derniers restent les portes paroles du collectif. Le comité compte plus de 200 adhérents. Les effectifs ont plus que doublé depuis sa création. À noter : Marianne Jan devient membre de la coordination nationale des comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité.

Publié le 14 mars 2014
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