Hôpital. Le comité de défense passe la vitesse supérieure

Un recours juridique, une pétition diffusée dès demain, une participation aux manifestations des 17 et 24 mai : la mobilisation contre la fermeture des urgences de nuit s’organise. « Pour des urgences ouvertes 24 h sur 24, toute l’année, à Concarneau » : unis derrière ce slogan, ils étaient encore une bonne centaine, hier soir au Cac, à la réunion de mise en place du « comité de défense de l’hôpital ». Après deux premiers rendez-vous consacrés à l’information sur le projet de fermeture des urgences de nuit à compter du 1 er juin, cette nouvelle rencontre était tournée vers les formes d’action. Une mobilisation qui prend, et va prendre, des formes diverses.

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« Vice de compétence »

Juridique, tout d’abord. La semaine dernière, le syndicat Sud-Santé, au nom de l’intersyndicale, a déposé une requête en référé, auprès du tribunal administratif de Rennes, contre le directeur du centre hospitalier de Cornouaille. Selon l’avocat du syndicat, la décision d’Hamid Siahmed de limiter l’ouverture du service des urgences est « frappée d’un grave vice de compétence ». En clair : c’est au conseil d’administration seul d’arrêter la politique générale de l’établissement, des urgences en particulier. Selon Sud, « la direction n’a pas le pouvoir de fermer un service, sauf en de danger sanitaire imminent ». Une autre requête, sur le fond du dossier, a également été déposée. « Nous avons 95 % de probabilité de gagner en référé », estime Jean-Paul Sénéchal, de Sud-Santé. Dès lors, la question est de savoir quand tombera la décision du tribunal administratif, suspendant la fermeture. « Si les nouveaux horaires sont déjà entrés en vigueur, la direction sera dans l’obligation de rouvrir la nuit », assure encore le syndicaliste.

Table ronde sur l’avenir de l’hôpital

En parallèle, le comité de défense de l’hôpital va continuer son travail d’information, à travers un tract, et compter ses partisans, avec une pétition. Sa diffusion commence dès demain, sur le marché. La municipalité, de son côté, organise mardi 20 mai une table ronde en présence d’Hamid Siahmed, d’élus de tout bord, de représentants des pompiers, de la police, de médecins... Plus que du seul dossier des urgences, il sera question de l’avenir de l’hôpital de Concarneau. « La suppression de la chimiothérapie a, par exemple, été avancée lors d’une conférence sanitaire de secteur », rapporte Nicole Le Thellec, adjoint aux affaires sociales, en pourparlers pour obtenir une entrevue avec Roselyne Bachelot, ministre de la santé. Aux yeux des défenseurs de l’hôpital, l’important est de mobiliser la rue. Dès samedi, les Concarnois sont appelés à se rendre aux rassemblements de Brest et Quimper, à 11 h, pour la défense du service public de santé dans le Finistère. Les regards se tourneront surtout vers le samedi 24 mai, avec une manifestation à Concarneau. Le départ devrait être fixé à 10 h 30 devant l’hôpital, le cortège descendant ensuite vers le centre-ville.

15 mai 2008 - Source : Le Télégramme -

Publié le 15 mai 2008
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