Hôpital. Sud s’oppose à la mutualisation

La réforme de l’hôpital pourrait connaître un tournant en fin de semaine à Morlaix. Le syndicat Sud votera contre, craignant « suppressions de postes et une mobilité accrue du personnel et des patients ».

La réforme de l’hôpital, qui s’appuie sur la loi de 2009 « Hôpital, patients, santé, territoire », pourrait prendre prochainement un virage significatif au Centre hospitalier des pays de Morlaix (CHPM). Demain, le conseil de surveillance doit en effet acter, ou non, l’entrée de l’hôpital dans la communauté hospitalière de territoire (CHT), regroupant les structures de Brest, Morlaix, Lanmeur, Landerneau, Lesneven et Saint-Renan. Invité à s’exprimer sur le sujet cet après-midi, lors du comité technique d’établissement, le syndicat Sud prononcera un avis défavorable. La CFDT et le sénateur-maire de Lanmeur, Jean-Luc Fichet, ont également fait part de leurs inquiétudes par le passé.

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« Un chèque en blanc à la direction ! »

La crainte principale ? Les répercussions de la mutualisation. « On refuse de signer un chèque en blanc à la direction, tant en termes de postes que d’activité », avance Francis Landouar, le secrétaire de section, arguant « du grand risque de suppression de postes ». Avant d’ajouter : « Le CHPM a un budget de 120millions d’euros, dont 85% dédiés au personnel. L’objectif de la direction est clairement de faire des économies ». La mobilité du personnel et des patients s’avérerait inévitable. « Le patient pourrait faire des allers-retours entre Brest et Morlaix, selon les actes médicaux à recevoir. Où se situe l’offre de soins dans ce projet ? », s’inquiète Marie-Hélène Merdy, autre responsable à Sud.

Quelle légitimité ?

Autre point qui pose problème : la direction de la CHT. « Le directeur général serait brestois, peste Francis Landouar. Il n’y aurait pas non plus de représentant du personnel au sein des instances communes. » Contre le regroupement hospitalier, Sud remet tout simplement en cause sa légitimité. « Comment fonctionnait-on avant ?, interroge le secrétaire syndical. Par des conventions collectives et le recrutement de médecins en temps partagé. Or, il n’y avait pas de pénurie de médecins, une très bonne activité et une situation budgétaire excédentaire. » Des arguments que Sud devrait exposer, cet après-midi, lors de la réunion du comité technique d’établissement.

- Source : Le Télégramme - 23 juin 2011.

Publié le 23 juin 2011
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