Hôpital de Morlaix. Débrayage et dialogue de sourds

Trois semaines après la dernière mobilisation, au cours de laquelle des barrages filtrants avaient été organisés sur les ronds-points saint-martinois, les agents du Centre hospitalier ont de nouveau appelé au débrayage, hier matin. Emmenés par l’intersyndicale CFDT-CGT-Sud Santé, une soixantaine d’entre eux ont barré, dès 6 h 45, l’accès des voitures, côté bâtiments administratifs, par la rue de Kersaint-Gilly. Ils y sont restés jusqu’en fin de matinée, pour redire leur opposition au plan d’économies de la direction.

Moins de monde

La mobilisation, un peu décevante, aux dires mêmes des intéressés, n’a pas rendu possible le blocage de tous les accès. « Il faut marquer un grand coup, si l’on veut se faire davantage entendre. Regardez ce qui s’est passé au Centre Hospitalier Yves-Le-Foll, à Saint-Brieuc. Les perturbations ont été plus importantes, mais au final, certaines revendications ont été entendues », se sont redits les agents présents. À 11 h 45, le groupe a décidé de solliciter une rencontre avec la directrice du CHPM, Ariane Bénard. Qui les a reçus dans une salle, aux côtés du Directeur des ressources humaines, Olivier Bellec et du directeur des soins, Bernard Laurent.

La direction inflexible

Pendant une heure, les agents ont redit leurs inquiétudes sur les conséquences du plan d’économies, en termes de pression au travail et, au final, de qualité des soins. « Vous parlez de chiffres et de retour à l’équilibre. Mais quelle place laissez-vous au facteur humain dans vos opérations ? Le relationnel fait aussi partie du soin », a redit le groupe, chaque agent y allant de son expérience et de son service. Mais pas question pour Ariane Bénard de lâcher la ligne de conduite employée depuis le début des mouvements de grève, en avril dernier. « Certes, mon objectif reste de combler le déficit de 2,2 M€ de l’établissement. Mais là aussi, il en va de l’intérêt de tous », a martelé la direction face au groupe. Côté intersyndicale, on indiquait, dès la fin de la réunion, vouloir poursuivre la mobilisation. Si c’était le cas, Ariane Bénard, qui n’a pas manqué de noter « l’essoufflement du mouvement », prévient déjà, fataliste : « On s’adaptera ».

Source : Le Télégramme, 8 octobre 2015.

Publié le 8 octobre 2015
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