Hôpital de Quimper. Le personnel de la chirurgie débraye

Ouest-France

Une quinzaine de personnels de chirurgie ont débrayé, cet après-midi, à l’hôpital de Quimper (Finistère).

La nouvelle organisation du bloc opératoire de Cornouaille provoque des tensions. Une quinzaine de personnels de chirurgie ont débrayé, cet après-midi, à Quimper, pour protester contre la nouvelle organisation.

Depuis le regroupement des hôpitaux de Quimper, Douarnenez, Pont-l’Abbé, Concarneau et du centre de Saint-Yvi, rien ne va plus selon le syndicat Sud. Le 6 janvier, presque toute la chirurgie a été transférée à Quimper. Pour le syndicat, cette réorganisation a été faite dans la précipitation. Sud réclame des renforts le week-end.

La direction se dit prête à faire des « ajustements ». Le syndicat appelle tout de même à un nouveau débrayage d’une heure le jeudi 27 février. Cette fois, tous les personnels concernés par la réorganisation au sein de l’union hospitalière de Cornouaille peuvent se rassembler.

Source : Ouest-France, 13 février 2014.


Le Télégramme :

Une trentaine de professionnels ont débrayé, hier, au Centre hospitalier de Cornouaille, à Quimper, à propos de la chirurgie. La direction ajuste l’effectif et lance un audit. Sud Santé dépose un nouveau préavis de grève pour le jeudi 27 février.

Une trentaine d’aides-soignantes, agents et infirmières, principalement issus du pôle chirurgie quimpérois du Centre hospitalier de Cornouaille (Chic), ont débrayé une heure, hier après-midi, dans le hall de l’hôpital, à l’appel du syndicat Sud Santé, pour revendiquer des moyens supplémentaires face à la montée en puissance de la chirurgie. Parmi eux, une majorité d’aides-soignantes et infirmières de l’unité « Urologie, tête et cou, traumatologie », dont l’activité est passée de 24 à 35 lits le 6 janvier, « avec un taux d’occupation de 98 % ». Dix-huit aides-soignantes et treize infirmières y travaillent par roulement. Le directeur des ressources humaines de l’hôpital, Nicolas Mével, assure que « l’ouverture des onze lits supplémentaires a donné lieu à la création de 10,42 postes ETP » (équivalent temps plein). Selon lui, l’unité compte « 17,4 ETP d’aide-soignant et 16,07 ETP d’infirmier ». Les personnels mobilisés réclamaient notamment l’ouverture d’un poste d’aide-soignant supplémentaire le week-end. « Il y aura un aide-soignant de plus, dès ce week-end », a annoncé, hier, Matthias Aballéa, directeur adjoint du Chic référent pour la chirurgie. « Nous avons rencontré, à deux reprises les responsables du pôle chirurgie vendredi et lundi. Il n’y a effectivement pas de différence à opérer entre l’effectif de semaine et de week-end », a indiqué le cadre.

122 opérations de plus

Les personnels en grève, hier, redoutent que « cette mesure ne soit que temporaire, jusqu’en avril ». « Nous allons très prochainement faire réaliser un audit sur les activités de chirurgie du territoire. Il s’agit précisément d’ajuster le projet, de l’adapter aux réalités de terrain, d’accompagner les équipes », promet Mathias Maurice, directeur adjoint à la communication. Selon Matthias Aballéa, « 46 temps (ETP) de soignants supplémentaires, dont vingt créations nettes d’emploi, ont accompagné, pour le moment, principalement à Quimper, la réorganisation de la chirurgie » en Cornouaille. Le bloc chirurgical quimpérois a réalisé 122 interventions de plus en janvier par rapport au même mois de 2013. Soit une hausse de 12 % en un an. « Cet audit, c’est un énième audit ! Le problème, c’est que la direction ne pense pas en terme de moyens supplémentaires pour les personnels sous pression mais en terme d’organisation. Le résultat : c’est une dégradation anormale », a lancé hier le syndicaliste de Sud, Jean-Paul Sénéchal aux grévistes. « Les patients en pâtissent et les personnels ne sont pas épargnés. Or, nous tenons à la qualité des soins », a embrayé une aide-soignante. Un nouveau débrayage est prévu dans une quinzaine de jours, le jeudi 27 février, entre 14 h 30 et 15 h 30. « Mais il faut l’élargir, car des collègues d’autres services nous disent qu’ils sont aussi dans la difficulté », ont spécifié plusieurs soignants.

Source : Le Télégramme. 14 février 2014.

Publié le 19 février 2014
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