L’hôpital Morvan en panne de places de parking

Les travaux de construction d’un nouveau bâtiment ont nécessité la suppression d’une centaine de places. Le manque de stationnement n’est pas nouveau mais la situation empire.
Le problème du stationnement au centre hospitalier Morvan n’est pas nouveau. Il n’est pas non plus propre à Brest. La plupart des hôpitaux manquent de places. Malgré tout, à Brest, la situation a empiré. Surtout depuis le lancement des travaux du nouveau bâtiment qui accueillera l’ophtalmologie, l’ORL et une extension de la maternité.

« Les travaux ont démarré le 9 janvier, indiquent Pascale Robardet et Francis Landouar du syndicat Sud. Une centaine de places ont été supprimées. » Et les syndicalistes de mettre en parallèle « les 765 places de Morvan et l’effectif journalier qui se porte à 1 200 personnes ». Selon eux, « 63 % environ viennent en voiture ». Pascale Roberdet et Francis Landouar rappellent que le problème est récurrent au CHRU.

Un comité de suivi sur la mobilité interne ayant pour but de trouver des solutions sur les moyen et long termes avait pourtant été installé. Il devait se réunir tous les deux mois. « La dernière réunion remonte à décembre 2010 ! », déplore Francis Landouar. Malgré tout, une réflexion avait été lancée. « Vingt places avaient été obtenues au parking souterrain de Coat-ar-Gueven, poursuit Pascale Robardet. Mais c’était très insuffisant et compliqué à mettre en place. »

« Du stress »

Le manque de places crée des perturbations pour le personnel. D’après Sud, « la durée du trajet domicile-travail a augmenté de trente minutes à une heure et génère du stress ». Les agents hospitaliers jouent donc la débrouille, tentent les parkings Liberté, Saint-Louis, vont même jusqu’à Kerichen ! « Ils deviennent coutumiers des PV, de la fourrière... » Si l’établissement prend la moitié des frais de stationnement en charge, la note commence à être salée !

« Cela fait des années qu’on nous parle de la construction d’environ 180 places au 2 bis et d’un parking à deux étages sur le terre-plein central pour un coût de 3,5 millions d’euros. » Le syndicat pointe « le manque d’anticipation de la direction ». Toujours selon le syndicat, « on annonçait la démolition et le relogement des locaux syndicaux pour novembre 2011 pour créer 140 places. Il n’y a toujours rien ».

« Améliorer l’offre »

Selon eux, le personnel serait prêt à utiliser les transports en commun. « Un audit réalisé en 2010 dans l’établissement donnait 73 % de personnes favorables à l’utilisation des transports urbains. Mais les horaires ne sont pas compatibles avec les emplois du temps atypiques. » Le co-voiturage est aussi trop complexe à mettre en place. Les agents peuvent avoir du retard. Difficile pour celui qui attend dans la voiture !

Pour Francis Landouar, « le réseau Bibus fait preuve d’inertie ». Selon lui, la taxe transport ponctionnée sur le CHRU, qui s’élèverait à environ 3 millions d’euros, confère un droit de regard. Le problème est aussi celui des usagers. « Est-ce normal que les patients aillent se garer loin ? D’autant que certains ont des pathologies lourdes », interroge Pascale Robardet. « Pour nos bénévoles qui rendent visite aux patients, c’est l’enfer », reconnaît Hugo Canesson de la Ligue contre le cancer.

Côté direction, « on admet que le stationnement est un problème à Morvan ». Et on précise « qu’il y a 4 000 autorisations de parking ». Mais « une réorganisation complète du stationnement est envisagée ». D’ailleurs, « différentes démarches ont été enclenchées avec des partenaires du secteur du bâtiment pour améliorer l’offre ». D’après la direction, « le tram devrait modifier les horaires de bus pour être plus compatibles avec ceux du personnel ». Elle espère trouver une première solution pour la fin du premier trimestre 2012.

Source : Ouest-France.

Publié le 27 janvier 2012
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