Le Conseil de surveillance bloqué à l’EPSM Gourmelen


Le rassemblement devant le bâtiment où siège le Conseil de surveillance de l’EPSM Gourmelen. Photo Sud Santé.


Les personnels ont envahie la salle du Conseil. Photo Sud Santé.


L’intervention du représentant Sud Santé. Photo Sud Santé.

Article du Télégramme :

Hier, les salariés de l’EPSM Gourmelen sont passés du stade de l’inquiétude à celui de la colère. Ils ont interrompu le conseil de surveillance en signe de protestation.

« Nous sommes très en colère. En signe de protestation, nous ne quitterons pas la salle ». Hier matin, une partie de la centaine de salariés réunis devant la direction de l’Établissement public de santé mentale (EPSM) Gourmelen, a interrompu le conseil de surveillance. Une nouvelle action qui fait suite à l’annonce, par l’Agence régionale de santé, de l’absence de revalorisation de sa dotation budgétaire. La situation avait contraint la direction à signifier des propositions nécessaires à la réduction du déficit de l’établissement. À commencer par le gel des embauches qui conduirait à la suppression de huit postes, les centres médico-psychologiques étant les plus impactés par le projet, selon la CGT et Sud santé qui appelaient à l’action matinale. La renégociation de l’accord sur la réduction du temps de travail interviendrait dans un second temps. Permettant, là encore, de dégager une part de budget nécessaire au maintien de l’équilibre.

On est déjà à flux tendu

Des propositions insoutenables pour les salariés. « On est déjà à flux tendu », ont-ils répété, hier, aux membres du conseil de surveillance. Malgré la promesse du directeur de rouvrir les négociations, ils entendent désormais peser sur l’Agence régionale de santé. « C’est de la provocation de leur part d’attribuer un taux directeur qui va créer un déficit supplémentaire », s’alarme Yannick Milin, le délégué CGT de l’établissement. Réduit à 25.000 € sur le budget passé, dans ces conditions, le déficit dépasserait largement le million d’euros en 2013.

Soutiens

Une inquiétude des salariés à laquelle la présidente du conseil médical d’établissement s’est à nouveau associée. Comme la représentante des usagers de l’Unafam : « Vous pouvez compter sur notre soutien parce qu’il faut maintenir nos parents et nos enfants à un niveau acceptable de vie sociale. L’Unafam est là pour vous appuyer auprès de l’ARS, afin d’obtenir un consensus acceptable ». « Je suis tout autant que vous attaché à la qualité de fonctionnement de l’EPSM. Il faut trouver d’autres fonctionnements pour passer cette crise », a redit Pascal Bénard, le directeur de l’établissement. Réunis autour de la table, les élus locaux, eux, ne se sont pas exprimés.

Jean Le Borgne

20 avril 2013 - Source : Le Télégramme.

Publié le 20 avril 2013
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