Le projet de mobilité suspendu au CH de Cornouaille. Une sage décision

Le projet de mobilité est reporté. La direction nous l’a annoncé lors de la réunion du Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHS-CT) du mardi 15 mai. Nous nous en félicitons.

SUD avait écrit à la direction pour lui dire que la mobilité est à construire mais qu’il n’est pas acceptable qu’elle soit forcée ce qui aurait été la conséquence immédiate de l’application du projet.

SUD a refusé d’approuver ce texte lorsqu’il a été soumis au vote des syndicats.

Nous avons fait part aux collègues par tract, en toute transparence, du contenu de ce texte.

Ce projet partait d’un bon principe  : le droit de toutes et tous à pouvoir changer de service dans des délais raisonnables. Mais la mise en pratique allait être catastrophique puisque la mise en place de jurys de recrutement aurait entraîné des laissés pour compte : tous ceux qui n’auraient pas été sélectionnés par un jury. Ces collègues auraient été « mutés » d’office dans un autre service sans aucune possibilité de discussion.

Rien dans le texte pour empêcher la mobilité entre Concarneau et Quimper (et demain Douarnenez ?).

Rien dans le texte pour garder sa quotité de temps de travail  : si je suis à 80 %, peux-t-on m’obliger à passer à 100 % ? Et bien aucune garantie dans le protocole pour protéger les agents.

Bref, c’est comme le jeu, la chaîne d’or. Les premiers à y participer raflent la mise et les derniers y sont de leur poche. Sans parler du ridicule de devoir remplir un formulaire de mobilité plus compliqué qu’une lettre de candidature pour une embauche !

SUD se félicite d’avoir pointé du doigt les manques de ce projet dont nous avons dit dès le début des discussions qu’il n’était ni juste, ni équitable, ni réaliste. Est-ce alors de l’obstruction que de ne pas accepter un projet qui n’est pas viable. Au moins, nous n’avons pas voté ce projet pour le dénoncer le lendemain.

Il faut dire un mot de la méthode de travail. Le protocole nous a été proposé au vote en comité technique d’établissement le 29 mars 2012. Nous disons bien qu’il s’agissait du protocole et non de voter sur l’intérêt de la mobilité (nous sommes pour à 200 %). Les représentants SUD n’ont pas approuvé le texte mais il a été adopté quand même puisque tous les autres représentants l’ont voté. Donc le protocole était approuvé. Mais non. 8 jours après, il est rediscuté et la direction nous redemande de l’approuver par messagerie après quelques modifications mineures.

Il faut arrêter ce type de méthode de travail. Soit il y a une réelle volonté de dialogue et on continue à discuter jusqu’à ce chacun dise qu’il ne peut pas aller plus loin dans la discussion. Après chacun, syndicats et direction, prend ses responsabilités lors d’un vote. Imaginons que les gouvernements prennent ensemble des dispositions et veulent les changer tous les 15 jours.

La mobilité est un droit et personne n’a à discuter ou à mettre en cause les souhaits de mobilité. Mais en même temps, nous savons tous que certains services ont plus mauvaise presse que d’autres parce que les conditions de travail y sont très dures physiquement ou psychologi-quement.

Pour cela, il est primordial d’améliorer partout les conditions de travail. Notamment avec des postes supplémentaires. Nombreux sont les soignants qui se plaisent dans leur service mais ne supportent plus, avec raison, les plannings modifiés tous les jours par manque de personnel, les week-ends qui sautent ...

Le respect des personnel passe par une mobilité choisie accompagnée de créations d’emplois

Publié le 16 mai 2012
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