Le temps de travail au CHPM, Parlons-en ! ! !

Suite à la présentation en CTE et la publication de la note de service concernant la durée annuelle du temps de travail 2014, la direction a décidé de mettre une partie des agents contractuels sur la base d’une durée hebdomadaire de 35 heures.

SUD Santé ne partage absolument pas les arguments de la direction qui affirme qu’en raison de la situation budgétaire de l’établissement serait contrainte de dégager des pistes d’économies, en maîtrisant de façon drastique l’évolution de la masse salariale. Sachant qu’à ce jour, nous n’avons toujours pas la situation réelle des finances du CHPM.

Ce raisonnement est fondé sur plusieurs piliers, qui relèvent non pas de contraintes naturelles et objectives, mais de choix politiques néfastes pour le CHPM et ses personnels.

Les politiques d’austérités et de restrictions budgétaires de la direction réduisent l’emploi (moins d’ETP contractuel), les acquis, les primes et gratifications, donc elles réduisent la consommation et le pouvoir d’achat des agents du CHPM.

Selon la direction, le temps de travail constitue un enjeu tant organisationnel que financier, qui va impacter nos capacités de travail et nos missions.

Pour SUD Santé, il faut placer l’intérêt des agents au centre du débat sur le temps de travail, et non pas les intérêts financiers non justifiés, car dictés par des choix politiques en rupture avec les principes de progrès social. Un constat que nous avons déjà donné. Qu’il s’agisse du temps de travail sur toute la vie ou du temps de travail hebdomadaire, force est de constater que cette dernière attaque à déjà apporté un nouveau recul social pour les agents contractuels du CHPM et dans les mois à venir pour le reste du personnel.

Aujourd’hui, Les conséquences bénéfiques de la loi sur les 35 heures de 2002 sont partiellement effacées au CHPM. On notera également le nombre important de suppressions de postes dans le Technique et la logistique, par ailleurs sans aucune reconnaissance de la direction depuis quelques années, et encore moins avec une telle note de service. Alors que l’ensemble des agents du CHPM ont déjà largement donné au niveau des différentes réorganisations de travail et de l’augmentation de la charge de travail, les mesures envisagées par la direction ne peuvent qu’entraîner une nouvelle dégradation des conditions de travail et d’exercice de nos métiers à l’ensemble du personnel du CHPM. 

La santé des salariés et la bonne santé du CHPM, qui a besoin de main d’œuvre pour assurer sa mission d’intérêt de service public. Or, l’employeur est obligé par la loi d’améliorer les conditions de travail. Déjà, la direction ne remplit pas ses obligations légales, dans la mesure où elle n’a pas évaluée l’incidence des désorganisations de travail subit par cette réduction de temps de travail journalière et hebdomadaire.

Dans ces conditions, SUD Santé estime que la suppression des RTT OU des RC aux agents contractuels, retenues comme solutions pour générer de nouvelles marges d’économies au CHPM, est une ouverture de la remise en cause des RTT à l’ensemble du personnel.

Publié le 7 janvier 2014
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