Manque de moyens au CHRU de Brest. Une petite centaine de manifestants

Hier après-midi, une petite centaine de personnels du CHRU ont manifesté devant l’hôpital Morvan pour protester contre le manque de moyens. Le cinquième mouvement en quelques semaines à l’appel de la CFDT, de la CGT et de Sud. « Le public avec nous, l’hôpital est à vous ! », « Hôpital en colère, des moyens supplémentaires ! », « On ne lâche rien », criaient les manifestants hier après-midi, tout en remontant de l’hôpital Morvan vers la place de la Liberté en ralentissant la circulation. La direction de l’hôpital ne comptait que 23 grévistes et douze débrayages sur les 3.696 agents au travail ce jour au CHRU, dont 20 maintenus en poste, mais une petite centaine de manifestants avaient répondu à l’appel commun de la CFDT, de la CGT et de Sud.

« Besoin d’un soutien fort de la population »

« Il est difficile de manifester en force en raison des maintiens en poste pour assurer le service public, nous avons donc besoin d’un soutien fort de la population, déclare Marie-Françoise Patinec, de la CFDT. La direction doit prendre ses responsabilités et apporter des solutions pérennes face à la souffrance des personnels en raison du manque de moyens ». La dernière mobilisation datait seulement du 28 janvier. Les syndicats sont prêts à renouveler les appels à débrayer une fois par semaine tant que des négociations n’auront pas débuté.

« La direction voudrait limiter les discussions aux problèmes des urgences et des services de médecine en tension. Mais nous demandons l’extension au centre René-Fortin, à la chirurgie pédiatrique et au projet de bionettoyage », ajoute Thomas Bourhis, de la CGT, qui souligne que le droit d’alerte a été activé le 27 janvier au centre René-Fortin. Le centre comprend Ehpad et long séjour ; le personnel, confronté au stress et à l’épuisement professionnel, a demandé à exercer son droit de retrait. Un CHS-CT extraordinaire s’est tenu, l’inspection du travail a été saisie.

« Pour l’instant la direction est sourde »

Lors du comité technique d’établissement du 1er février, le directeur, Philippe El Saïr, a évoqué des négociations mais aucune date n’a été fixée. « Nous avons demandé, en préalable, la présence d’une délégation du personnel et l’extension des discussions à l’ensemble du CHRU, sans tenir compte du plan de retour à l’équilibre. Mais, pour l’instant, la direction est sourde. Cela ne sert à rien d’aller négocier si c’est pour refuser toutes nos demandes, au motif que le plan de retour à l’équilibre se poursuit encore cette année ! », ajoute Thomas Bourhis, pour la CGT.

Source : Le Télégramme. 6 février 2016.

Publié le 6 février 2016
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