Papillons blancs. L’intersyndicale s’inquiète

L’intersyndicale des Papillons Blancs appelait à débrayer, hier, au sujet des sureffectifs d’enfants accueillis.

Hier, l’appel à débrayage était très symbolique, limité à 30 minutes, à l’initiative de l’intersyndicale CFDT, CGT et Sud de l’association des Papillons blancs.

« Tous les niveaux sont saturés »

« La situation des instituts médico-éducatifs (IME) brestois est préoccupante. On ne peut plus répondre aux orientations décidées pour les enfants, on ne peut plus en accueillir ; tous les niveaux sont saturés.

En 2012, nous aurons, à l’IME de l’Élorn des Papillons blancs, 30jeunes adultes de plus 20ans qui ne trouvent pas de place en Esat (Établissement et service d’aide par le travail). Nous avons décidé de profiter du mouvement national pour parler de nos difficultés qui ont aussi des conséquences sur nos conditions de travail », indique Ernest Sanquer, délégué syndical CFDT des Papillons blancs.

Pour l’intersyndicale, le mode de gestion mis en place par l’Agence régionale de santé (ARS) et la signature de contrats pluriannuels d’objectifs et de moyens (CPOM) se font sentir négativement dans la prise encharge des enfants et jeunes accueillis. « Les contraintes budgétaires et l’obligation par l’ARS de respecter strictement les agréments désormais amènent au blocage, du fait des sureffectifs antérieurs à résorber.

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L’agrément de 139 sur l’IME et de 57 pour le Sessad (service d’éducation spéciale et de soins à domicile) ne permettra pas d’intégrer des enfants l’an prochain ». L’intersyndicale dénonce aussi « des exigences de plus en plus fortes à l’égard des salariés pour un travail insatisfaisant sans vraiment de cohérence avec les projets établis avec les jeunes et leurs familles ».

« Le sureffectif a diminué »

Contactée, la directrice générale des Papillons blancs, Sylvie Guilbaud s’est voulue rassurante : « Notre sureffectif est passé de 60 à 30. La signature d’un CPOM nous a permis d’obtenir 30 places supplémentaires en IME et Sessad pour 2011 et douze de plus pour 2013 pour nous aider à passer ce cap. L’ARS a décidé de lancer des appels d’offres pour la création d’Esat, c’est elle qui a la clef pour résoudre ce problème de places. Nous voulons rassurer les parents, il ne sera mis fin à aucune prise en charge d’enfant du fait de ce problème de fluidité ».

14 décembre 2011 - Source : Le Télégramme -

Publié le 14 décembre 2011
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