Pont-L’Abbé : Hôtel-Dieu. Urgences et Smur en péril

Un comité de défense de l’hôpital de l’Hôtel-Dieu vient d’être créé. Mardi soir, une centaine de personnes ont répondu à l’appel des syndicats. Mardi soir, à la salle des fêtes, des représentants du syndicat FO de l’Hôtel-Dieu, de Sud santé et du Comité de défense des hôpitaux de proximité se sont exprimés devant une centaine de personnes. À l’issue de la réunion, un comité de défense (Le Télégramme d’hier) a été créé. Les menaces de fermeture des urgences et du Smur de l’Hôtel-dieu sont « réelles ». Les inquiétudes des syndicats sont basées sur une expertise des Smur du Finistère réalisée par les Samu de France. Une étude débattue en présence du préfet et du directeur de l’ARH, le 25 mars dernier. « Un document qui n’aurait jamais dû être rendu public », précisent les syndicats. Alors que les deux structures d’accueil des urgences de nuit ferment désormais dès 19 h à Concarneau, « Pont-l’Abbé peut s’attendre au pire », a relevé Jean-Paul Sénéchal, représentant le syndicat Sud Santé Sociaux.

Hôpitaux publics fermés

Ce dernier n’a pas manqué d’évoquer le rapport Larcher, qui prévoit à terme la suppression des hôpitaux publics en France. Il n’existerait plus que Quimper en qualité d’hôpital pivot, dans le territoire de santé qui englobe Douarnenez, Pont-l’Abbé, Concarneau et Carhaix. À ces derniers ne resteraient que des missions de médecine générale. « Il n’en va pas seulement de l’emploi, c’est réellement une question de vie ou de mort », souligne Jean Legoff, représentant la coordination nationale des comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité. « Il faut se mobiliser afin que l’hôpital de Pont-l’Abbé maintienne ses urgences et son Smur 24 h sur 24 et 12 mois sur 12 ». « À Quimper, il n’y a pas assez de place et quand les urgences de nuit de Pont-l’Abbé fermeront, il faudra compter 7 à 10 h d’attente. On va vers des situations dramatiques », s’est alarmé Olivier Ruelle, représentant le syndicat FO de Pont-l’Abbé. C’est un appel au secours envers nous-mêmes ». Acquise aux arguments des animateurs la salle a fait bloc. « La santé n’est pas une comptabilité, un registre comptable qui doit être positif, a encore relevé Marc Hebert, secrétaire général UD-FO. Il faut apprendre à ne pas se résigner à se battre à se mobiliser et entrer en résistance contre cette logique suicidaire, dictée par le pouvoir de l’argent ». « La vie n’a pas de prix pour ces gens-là », s’est indigné Jean-Yves Henry, secrétaire adjoint UD-FO.

Appel à mobilisation

Et pour enfoncer un peu plus le clou, l’assistance a entendu le témoignage d’une grand-mère qui a perdu il y a peu son petit-fils, dont l’état n’a pu être traité à temps. « Il venait d’avoir six ans, il aurait pu être sauvé ». Reste à connaître l’avis des élus bigoudens et de ceux des communautés de communes, invités à participer, le 10 juin prochain, à la journée de défense des services publics et à soutenir l’intervention des syndicats auprès de l’ARH de rennes le 20 juin prochain.

5 juin 2008 - Source : Le Télégramme -

Publié le 5 juin 2008
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