Réanimation médicale en grève

Les personnels duservice deréanimation médicale du CHRU de Brest étaient engrève hier, toujours pourprotester « contre les nouveaux horaires et l’insuffisance deseffectifs ».

Après une distribution detracts, hier matin, à l’entrée de l’hôpital de La Cavale-Blanche, les personnels grévistes du service de réanimation médicale du CHRU ont réitéré le mouvement, en début d’après-midi, àl’entrée de l’hôpital Morvan. Ensuite, ils se sont rendus dans la salle où était programmée lacommission horaire, qui devait valider les nouvelles grilles de présence des personnels de réanimation médicale. « On a appris que deux postes d’infirmières étaient créés en supprimant deux postes d’aides-soignantes. Le compte n’y est pas », ont déclaré les grévistes. Après un échange avec Yann Dubois, directeur des ressources humaines au CHRU, les grévistes, soutenus par les syndicats CGT et Sud, n’ont pas voulu participer à la réunion surunplanning ne prenant pas en compte leurs revendications en matière d’effectifs.

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Vingt grévistes hier

La direction et les syndicats s’opposent sur le calcul dunombre d’agents nécessaires pour la prise en charge des patients des 15 lits de réanimation médicale. Le calcul dutaux d’occupation deslitsestaussi contesté par lesgrévistes. « Participer àcette réunion sur le planning, c’était dire oui, tout de suite, aux propositions d’effectif de la direction », réagit Pascale Robardet, de Sud Santé. La direction du CHRU annonçait, hier, 20 grévistes sur les 37agents qui auraient dû être en poste en réanimation médicale et 14 réquisitions, soit une mobilisation de 54%.

Cinq postes créés

« Des propositions ont été faites par le Pr Ozier, chef depôle, le Pr Boles et la direction concernant l’organisation duservice. Avec la création decinq postes en réanimation médicale (trois infirmiers, un agent de service hospitalier etun poste de cadre) et la création d’un pool de remplacement de trois infirmiers etdeuxaides-soignants entre les deux réanimations, médicale et chirurgicale, nous sommes au-delà des exigences de la loi. La qualité du service au patient n’est pas remise encause ». De son côté, la CGT estime que « la direction multiplie les approximations sur les calculs des effectifs pour faire des économies en personnel » et envisage « un recours en référé devant le tribunal administratif, pour faire appliquer la loi ».

14 septembre 2011 - Source : Le Télégramme -

Publié le 14 septembre 2011
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