Concarneau. Défense de l’hôpital. Première étape : élargir les horaires

Réuni lundi soir, au Cac, pour son assemblée générale, le comité de défense de l’hôpital ne baisse pas les bras. La mobilisation continue en 2015, avec, comme première revendication, l’élargissement des horaires, avant une ouverture 24 h/24.

« Pour 2015, nous vous proposons trois domaines où il faut agir », interpelle Yvon Guillon, l’un des quatre porte-parole du comité de défense de l’hôpital de Concarneau. Une proposition soumise au vote de la cinquantaine d’adhérents présents lundi soir, au Cac, pour l’assemblée générale.

S’adapter à l’économie et aux pratiques sportives

La priorité reste la réouverture des urgences de nuit. « En 2013, rappelle Yvon Guillou, la direction de l’hôpital avait promis un renouvellement des urgences, prévu pour 2015. Nous proposons comme première étape de demander un élargissement des horaires, avec une ouverture de 6 h à minuit ». Une proposition justifiée par les premiers départs au travail, tôt le matin, et les entraînements sportifs tardifs le soir. « L’USC commence à s’entraîner au football à 18 h 45 et les urgences ferment à 19 h. Sans parler des autres clubs qui s’entraînent jusqu’à 23 h », ajoute le porte-parole. Une proposition qui a enthousiasmé l’assistance. « Il ne faut pas lâcher sur l’ouverture 24 h/24, qui reste l’objectif », rappelle Hélène Derrien, nouvelle entrante au bureau et vice-présidente de la coordination nationale de défense des hôpitaux de proximité. Des actions « spectaculaires mais non violentes » ont également été promises, sans plus de détails.

« Il faut pousser »

Autre combat à mener en 2015 pour le comité : l’arrivée d’un scanner à Concarneau. « Une salle a été construite au Porzou : le dossier avance mais il faut pousser », lance Yvon Guillou. Le comité proposera et présentera une motion à tous les conseils municipaux de la communauté de communes, ainsi qu’au conseil communautaire. « Le scanner est peu coûteux pour la sécu. Le seul problème : il est idéologique. Le projet se dirige vers un partenariat public-privé. Mais, ça coince, avec le projet d’une nouvelle clinique privée qui sera construite à Quimper », souligne Jean-Paul Sénéchal, porte-parole. Le comité souhaite également participer à l’élaboration du contrat local de santé. Signé entre l’agence régionale de santé et une collectivité, ce contrat est signé pour trois ans. Le comité espère participer à son élaboration en tant que représentant des usagers. Le comité va également déposer sa candidature pour siéger au conseil de surveillance du Chic (centre hospitalier intercommunal de Cornouaille).

Le bureau s’agrandit

Pour mener ces actions, le bureau du comité s’élargit et passe à quinze membres. Outre Hélène Derrien, Marie Le Meur intègre le bureau « pour apporter sa vision de praticienne libérale de santé ». L’année financière de l’association s’est conclue avec un solde positif de 413,35 €. Quant aux quatre porte-parole, ils restent en poste, mais espèrent que la relève sera bientôt assurée.

Source : Le Télégramme. 18 mars 2015.

Publié le 18 mars 2015
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