Rien de nouveau à Gourmelen : la direction campe sur ses positions !

Hier matin, la direction avait invité les représentants du personnel et les chefs de pôle et cadres supérieurs de santé à une réunion de concertation sur le problème du déficit de l’EPSM.

Si Mr Bénard reconnait la mobilisation du personnel, il maintient ses propositions pour réduire le déficit et met la pression pour que cela se fasse rapidement « par crainte d’une perte d’autonomie de gestion de l’EPSM » si l’EPRD n’est pas approuvé dans les trente jours suivants la notification du budget par l’ARS.

Nous considérons que ce n’est pas au personnel de payer les erreurs de gestion de la direction :
-  gel de poste non réalisés pour passer le cap difficile de 2012/2013 : où sont ces postes dégelés en toute opacité ?
-  une stratégie pointée du doigt par la Cour des Comptes et qui a montré ses limites : à force de puiser dans les économies, la cagnotte est vide…
-  un budget « personnel » qui est passé de 80 à 85 % du budget total en trois ans ,là encore en toute opacité puisque les partenaires sociaux n’ont plus accès aux moyens de suivre l’évolution des effectifs (tableau des emplois)

Nous considérons que ce n’est pas au personnel de payer la stratégie de l’ARS pour contraindre les établissements aux restructurations :
-  en comprimant d’année en année la Dotation Annuelle de Fonctionnement (DAF) : elle ne suit plus l’inflation pour tout ce qui relève des achats ni les augmentations successives de la masse salariale liées à la progression des agents dans leur carrière ( changement d’échelons, de grades, réformes des carrières….).
-  en réduisant ce même budget par des débasages supplémentaires dont le total sur les cinq dernières années est supérieur à notre déficit actuel.
-  en interdisant ces situations de déficit qu’elle a elle-même créées.

C’est la stratégie de la grenouille dans l’eau chaude :
plongez une grenouille dans l’eau bouillante, elle en ressort aussitôt ;
plongez la dans l’eau tiède, faites monter doucement la température
et elle ne se rendra pas compte qu’elle est en train de cuire…

La communauté médicale s’inquiète, elle aussi, des répercussions d’un tel plan sur la qualité des conditions de travail des agents et donc de prise en charge des patients et réclame la restitution de l’activité de l’UMP vers l’EPSM.

La direction nous présente aussi le coût réel de fonctionnement d’Ar Sterenn : 1 450 000 €. Pour mémoire, l’ARS a octroyé 900 000 € pour permettre de garder cette unité. On constate donc une différence de 550 000 € !!!

Pour couper court à toute polémique, il ne s’agit nullement de stigmatiser le personnel d’Ar Sterenn comme le sous-entend la direction. Ce personnel, investi dans sa mission qui répond aux besoins de l’EPSM, n’est en rien responsable du manque de financement de leur unité !!!! Quand on chausse du 41, on ne peut être satisfait de se voir offrir des chaussures en 36 !!!
Surtout quand on nous dit : « c’est suffisant, on ne peut pas avoir plus grand ! ».

Autre sujet évoqué par Mme Collin : « les changements d’échelon se font à la durée minimale ou intermédiaire et jamais à la durée moyenne, il y aurait là aussi une piste d’économie ».

Bien sûr ! Pourquoi ne pas rallonger encore plus le déroulement de carrière des agents déjà impacté par le changement de catégorie pour ceux qui sont concerné ?

RENDEZ-VOUS LE VENDREDI 19 AVRIL, JOUR DU CONSEIL DE SURVEILLANCE , A 8H45 DEVANT LE SEDIAC

Publié le 12 avril 2013
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