Scanner. Le comité de défense de l’hôpital de Concarneau repart à l’assaut

Malgré la fin de non-recevoir de la ministre de la Santé sur l’implantation d’un scanner au Porzou, le comité de défense de l’hôpital ne baisse pas les bras. Ilavance plusieurs arguments et relance sa mobilisation.

Les espoirs nés de l’alternance politique ont été vite douchés au sein du comité de défense de l’hôpital du Porzou. Le député Gilbert Le Bris avait relayé auprès de la ministre de la Santé, Marisol Touraine, la demande d’implantation d’un scanner à Concarneau.

Un territoire bien doté ?

La réponse survenue en fin d’été a été une déception : « La ministre évoque sur notre territoire de santé [1] une dotation plus importante que la moyenne régionale en scanners. L’achat d’un scanner n’est donc pas jugé utile, déplorent Marcel Tilly et Jean-Paul Sénéchal.Plus généralement, la santé n’est pas une priorité dans les décisions budgétaires ». Mobilisé depuis des années pour obtenir la réouverture des urgences de nuit, le comité ne laisse pas tomber le combat pour le scanner, jugé nécessaire à la survie du service. Il s’appuie sur un soutien de la population : la pétition lancée sur les marchés de Concarneau a recueilli un millier de signatures. Et plusieurs arguments sont mis en avant : « Nous ne souffrons pas d’un excès d’équipements, bien au contraire, la France est très mal classée et la Bretagne encore plus », explique le comité, qui remet aussi en cause les calculs du ministère quant au taux d’équipements sur le territoire.

Plusieurs actions

Et d’évoquer aussi la question du coût d’un scanner, à savoir 500.000 €. « Ce type d’appareil s’amortit sur cinq ans, il faut arriver pour cela à 1.000 examens par an minimum, or, en 2011, plus de 3.400 personnes de la zone concarnoise ont dû se rendre à Quimper pour avoir un scanner », calcule Jean-Paul Sénéchal. Pour lui et les autres adhérents, « au-delà du problème du scanner, il existe un réel souci, pour les années qui viennent, de ne plus avoir aucun accès à un service de radio à Concarneau en secteur public comme privé ». Le comité va continuer d’interpeller le gouvernement et les élus. Un courrier vient par exemple d’être envoyé au Premier ministre, Jean-Marc Ayrault. La pétition lancée cet été à Concarneau va être élargie aux autres communes de CCA, lors de rencontres avec les habitants. « Et si de mauvaises décisions sont prises, nous saurons nous rappeler au bon souvenir du conseil de surveillance du Chic », préviennent les militants.

Source : Le Télégramme - 10 octobre 2012.

[1Concarneau appartient au territoire de santé nº2 avec Quimper, Pont-l’Abbé et Douarnenez

Publié le 10 octobre 2012
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