Smur en Cornouaille. Rumeur de nouveau démentie

C’est un serpent de mer depuis des années en Cornouaille. L’un des quatre Smur va-t-il fermer ? Sud Santé tire, une nouvelle fois, la sonnette d’alarme. La direction du centre hospitalier de Cornouaille dément, « en l’état ». Le syndicat Sud Santé a interrogé la direction du centre hospitalier de Cornouaille (Chic), hier matin, lors d’un comité technique paritaire, après avoir remarqué qu’« une ligne de garde de Smur (un médecin, un infirmier anesthésiste et un ambulancier par véhicule) avait disparu des plannings de juin ». « On pense vraisemblablement qu’un Smur va fermer, au moins la nuit, à partir du 1erjuin. Où ? À Douarnenez, à Pont-l’Abbé, à Concarneau voire même à Quimper ? Nous n’avons pas obtenu de réponse claire du directeur », a rapporté, hier après-midi, Jean-Paul Sénéchal, qui redoute « une dégradation de l’offre ».

« Périlleux de dégarnir »

Contacté dans la foulée, Jean-Roger Pautonnier a fermement répondu : « Il n’y a pas, à l’heure actuelle, de préfiguration de fermeture d’une ligne de Smur ». « Ne serait-ce que parce que nous devons tenir compte des zones blanches. Le Cap-Sizun en est une. Ce serait extrêmement périlleux de dégarnir la zone de couverture », a insisté le directeur du Chic. « Ce serait, de toute façon, prématuré d’avancer quoi que ce soit, dans la mesure où le projet régional de santé n’est qu’en cours d’élaboration », a-t-il poursuivi en référence au fait que seule l’Agence régionale de santé accorde, ou pas, les autorisations. Il n’en reste pas moins que la rumeur au long cours repose sur un fait bien réel : la grande difficulté de recrutement de médecins urgentistes. « C’est un vrai problème, qui a des conséquences importantes sur les conditions de travail des urgentistes », reconnaît Sud Santé. « Nous avons actuellement quatre médecins urgentistes absents. La situation va s’aggraver avec les congés de l’été. Nous sommes en train d’étudier tous les moyens pour trouver des solutions », assure Jean-Roger Pautonnier. Lesquels ? « Nous regardons, par exemple, si nous ne pouvons pas les remplacer par d’autres praticiens hospitaliers, notamment en interne. Nous regardons aussi les choses avec l’ensemble de nos partenaires de la Sécurité civile : les pompiers, l’hélico », décrit-il. « Nous avons déjà proposé à la direction, au conseil de surveillance, de recruter aux urgences des médecins qui font de la médecine générale pour traiter le tout-venant, sous le contrôle d’un urgentiste, et décharger les urgentistes pour qu’ils se concentrent sur leur métier, mais ça n’a pas été entendu », regrette Jean-Paul Sénéchal.

- Source : Le Télégramme - 25 mai 2011.

Publié le 25 mai 2011
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