Udaf du Finistère. Les délégués syndicaux pointent des risques psycho-sociaux

Exercer des mandats judiciaires de protection à la personne que les magistrats lui confient : c’est la vocation principale de l’Udaf (Union départementale des associations familiales). Dans le Finistère, les mesures de tutelle-curatelle et celles liées à la protection de l’enfance, emploient près de 200 professionnels. Or, ces professionnels sont « inquiets pour leur santé et leur sécurité », résume l’un de leurs délégués du personnel, Thierry Lefeuvre. Hier, avec sa collègue Karine Le Bras, il s’est fait le porte-parole des salariés en lisant une motion, lors de l’assemblée générale qui se tenait au siège de Kergaradec : « La situation de notre institution se trouve mise à mal depuis plusieurs mois par les effets d’une gouvernance défaillante, révélant un défaut d’adaptabilité aux réalités sociétales ». Conséquence, selon les syndicats, « une augmentation significative des arrêts de travail, des risques psycho-sociaux majeurs, des syndromes de "burn-out" à tous les niveaux hiérarchiques ».

L’inspection du travail alertée

Pour l’heure, les délégués syndicaux n’envisagent pas de mouvement de grève mais, hier matin, ils ont toutefois exercé « un droit d’alerte », comme l’autorise le droit du travail. LE CHSCT et l’inspection du travail ont été alertés et une enquête sollicitée. « En cas de carence et d’inaction de la direction, nous nous réservons le droit de saisir le Conseil de prud’hommes », préviennent les élus.

Source : Le Télégramme. 6 juin 2015.

Publié le 8 juin 2015
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