Urgences. 250 manifestants bloquent la fermeture de nuit

Les urgences de nuit devaient fermer hier soir, à 19 h. Quelque 250 personnes ont symboliquement bloqué cette fermeture. 19 h. La porte des urgences de nuit est toujours ouverte. Dans le hall, une dizaine de personnes bloque la fermeture. Dehors, quelque 250 personnes marquent par leur présence leur désapprobation. Depuis 18 h, la foule n’a cessé de grossir. Devant le bâtiment, les membres du comité de défense prennent la parole tour à tour (lire ci-dessous). Tous sont unanimes. « L’hôpital de Cornouaille ne doit pas fonctionner de manière administrative, il doit être bloqué à partir de maintenant », lance Jean-Paul Sénéchal, l’un des porte-parole du comité.

« Nous ne sommes pas prêts de céder »

« Concarneau n’est qu’un maillon de la chaîne », explique Jean-Paul Sénéchal. « Quimperlé, Pont-l’Abbé, Douarnenez, Carhaix... Ils vont se servir de l’héliport pour fermer les urgences à Concarneau. La situation des hôpitaux bretons est en déshérence. C’est un plan prévu et programmé ». Un plan dont les manifestants ne veulent pas. « Nous n’avons pas été concertés or nous sommes les premiers concernés », note Marcel Tilly, du comité de défense. « Les urgences de nuit, on en a besoin, nous ne sommes pas prêts de céder ». Devant l’ampleur du phénomène, différentes actions sont prévues, (lire ci-dessous).

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Les pompiers appelés aux urgences

18 h 48, une ambulance des pompiers se présente devant la porte des urgences. La foule qui s’y masse depuis près d’une heure applaudie. « Le directeur adjoint est à l’intérieur, il va fermer les urgences », s’insurge Jean-Paul Sénéchal. « C’est une honte. » En échos, répondent les sifflets de la foule. « Ce n’était pas prévu, c’est la vie quotidienne d’un hôpital avec du personnel soignant qui est là pour sauver des gens ». Remonté après cette décision « unilatérale », Jean-Paul Sénéchal lance à la volée : « Ils ne fermeront pas la porte à 19 h ». Une quinzaine de minutes s’écoulent avant que les manifestants ne s’en aillent, bien décidés à recommencer demain et après-demain. Jusqu’à obtenir gain de cause. À 19 h 30, un patient de l’hôpital fait un malaise cardiaque. Le service d’urgence étant fermé depuis une demi-heure, ce sont les pompiers qui, d’après plusieurs témoins, ont été appelés en urgence.

3 juin 2008 - Source : Le Télégramme -

Publié le 3 juin 2008
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