Urgences. Création du comité de défense et action juridique

150 personnes se sont retrouvées hier au Cac afin de créer un comité de défense des urgences. Parmi les actions évoquées : une manifestation le 24 mai. Le 20, la municipalité organise une large table ronde. « Le message que nous voulons porter ce soir est le suivant : rien n’est terminé, le sort des urgences de nuit à l’hôpital n’est pas scellé ». Parmi les 150 personnes présentes hier au Cac, une large majorité s’est retrouvée dans les propos de Jean-Paul Sénéchal, membre de l’intersyndicale Sud-CFDT-CGT-FO. Après s’être attachée à contrer les arguments avancés par Hamid Siahmed, directeur du centre hospitalier de Cornouaille (Le Télégramme de samedi), l’assemblée a approuvé la création d’un comité de défense des urgences. Celui-ci se réunira la semaine prochaine pour déterminer les actions à entreprendre.

Un recours en référé

D’ores et déjà, il semble acquis qu’une grande manifestation sera organisée le samedi 24 mai dans les rues de Concarneau, en mobilisant toute la région. Une pétition exigeant un moratoire à la fermeture va être largement diffusée, tout comme des affichettes d’information humoristiques « Nous avons essayé la discussion, cela n’a pas marché : l’heure est aujourd’hui à la mobilisation », résume Jean-Paul Sénéchal. À côté de ce soutien de la population, les syndicats jouent la carte juridique. Ils estiment que « la direction n’ayant pas pouvoir de fermer un service, sauf en cas de danger sanitaire imminent, elle a pris dans le cas de Concarneau une décision illégale ». Ils vont déposer dans les jours qui viennent un recours en référé auprès du tribunal administratif de Rennes. « Les juges ne se prononceront que sur le respect ou non des règles du droit, en aucun cas sur le fond du dossier », rappelle l’intersyndicale. Le jugement sera rendu dans les deux-trois semaines. Pour Jean-Paul Sénéchal, « nous avons de bonnes chances de gagner : restera ensuite au conseil d’administration à lancer une étude de faisabilité » sur une éventuelle fermeture.

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Des « bruits » qui font jaser

De son côté, la municipalité semble vouloir prendre un rôle grandissant. Outre l’installation d’une banderole sur l’hôtel de ville, affirmant le refus de la fermeture, elle organise le mardi 20 mai une vaste table ronde. « Nous avons demandé au directeur du Chic d’y participer, tout comme le Smur, les pompiers, le commandant de police, le personnel du service, les élus... Nous voulons nous pencher sur des cas concrets et juger des conséquences d’une disparition des urgences de nuit », explique le maire, André Fidelin. Il sera sans doute question des derniers « bruits » circulant sur le futur fonctionnement des urgences et largement évoqués hier soir : selon une hypothèse de travail, le service fermerait à 19 h ses portes l’hiver, et non plus 20 h, et 20 h l’été, au lieu de 23 h. Tout comme une note sur l’utilisation du 15 serait en cours de préparation pour la population locale... De quoi alimenter le débat.

7 mai 2008 - Source : Le Télégramme -

Publié le 7 mai 2008
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